| Auteur | Message |
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| Mélisende | Mar 11 Nov - 1:41 |
| Son attention attirée par les bruits et les voix qui sortent du manoir, Mélisende relâche sa garde.
Elle regardait la scène qui se déroulait sous ses yeux, et l'instant d'après, le regard attiré vers la porte, elle se retrouve les cheveux à demi arrachés... C'est qu'elle lui fait mal, cette femme !
Ses mots raisonnent à son oreille : « Ne m’énerve pas…Pas le jour… »
Oui, ça, elle l'avait bien compris. Voyant la femme blessée et une scène dont elle ne comprend rien qui se déroule devant elle. Ne pas l'énerver... mais c'est qu'elle semble s'énerver rapidement ! Comment ne pas l'énerver ? Un simple geste suffit à la mettre hors d'elle !
Optant pour rester tranquille, elle fait les quelques pas que sa tortionnaire lui intime d'un mouvement de poignet qui met à mal son cuir chevelu.
Soudain, elle relâche la prise, et la menace à nouveau de sa dague. Quelle humeur ! Elle reste stoïque, regardant la femme-prédatrice, et l'entend lui dire :
« -Avance… » et lui indiquant le manoir d'un mouvement de tête « Là-bas… »[/color]
Un peu surprise, Méli s'avance vers la porte et regarde autour d'elle. Elle qui est plutôt discrète se voit obligée de précéder le groupe. Un regard en arrière, elle voit que la femme blessée n'a pas l'air bien du tout. Qu'elle idée d'avoir retiré le carreau de sa cuisse.
Sans un mot, elle monte les quelques marches et ouvre grandes les portes, clignant des yeux pour s'habituer à la pénombre de l'intérieur. Elle se plaque contre le mur qu'elle trouve, regardant les alentours, essayant de se faire discrète.
L'autre lui avait parler d'attaquer le manoir et avait rit. Elle comprend pourquoi. Regardant sa pauvre dague que la femme n'a même pas pris la peine de lui enlever, elle comprend que de toutes façons, elle n'aurait pas pu faire grand mal.
Inspirant profondément, elle se dit que la vie dans la forêt, c'est fini, ici commence pour elle une nouvelle vie. Elle a tout à découvrir. Regardant la femme, elle lui lance un regard interrogatif, cherchant à comprendre.
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|  | | Cellene | Sam 8 Nov - 12:16 |
| La confusion s’installa dans son esprit, la douleur l’enveloppa, monta de sa cuisse à sa hanche, de sa hanche à ses côtes, de ses côtes à son dos jusqu’à sa nuque. L’envie de partir dans l’inconscient fut trop forte, mais l’Azurée se battit pour ne pas sombrer, le sang semblait s’écoulé encore de sa plaie. Loreleï réagit rapidement, elle avait donc compris les mots presque inaudibles que Cellene avait pu prononcée. L’inconnue la soutenait de l’autre côté, elle ne risquait plus de tomber. Ses yeux saphirs s’ouvrirent et se fermèrent rapidement, le sol se dérobait sous elle, l’image renvoyée à son esprit était flou, incompréhensible, deux ombres s’étaient éloignées. La respiration de Cellene était devenue plus lourde, plus rapide, la sueur perlait sur son front, son corps tremblait légèrement. Soutenue des deux côtés, l’avancement fut lancé dans une souffrance immesurable. Chaque pas fut une torture, chaque pas donnait une lancée douloureuse dans sa cuisse. Pourtant, le manoir se rapprochait d’elle, l’entrée du repair n’était plus loin d’elle, les escaliers se montrait devant les yeux de Cellene.
L’esprit torturé de l’Azurée ne cessa de lui renvoyé des images. Tout était si incompréhensible, tous se mélangeait, du passé au présent. Cellene ne pouvait plus lutter pour rester dans la réalité. Ses yeux qui auparavant cherchait quelque chose autour d’elle, s’était figé devant elle, pendant qu’elle se traina jusqu’à l’entrée du manoir, suivant de près le couple. Des voix s’élevèrent, dont celle du Maître. Cette même voix qui avait ordonné de capturer l’intruse vivante. Comment Cellene avait-elle pu obéir ainsi sans être sûre d’avoir un soutient quelconque ? Inconscience ? Ou juste preuve qu’elle savait exécuter les ordres du Maître à la lettre ? Ses questions s’effacèrent si rapidement dans son esprit, qu’il lui était incapable de pouvoir y répondre pour l’heure.
Elles avancèrent toutes les trois, accompagnée par la deuxième intruse, qui avait été menacée par Loreleï jusque dans le hall d'entrée. |
|  | | Maïna la Lune | Sam 8 Nov - 4:58 |
| Maïna avait bougé inconsciemment… Toujours aussi observatrice et alerte… pas grand-chose lui échappait… Elle vit l’homme tendre la main à la femme en rouge… cela ne semblait pas être un bon signe… que ce passait-il… il semblait très bien la connaître à voir son comportement… Il s’était retournée vers elle… confie… croyait-il qu’il laisserait l’Azuré se vider… elle semblait appartenir à ce manoir… Geste sans importance pour elle… son regard caché était plus qu’acéré… elle se demandait bien ou était la confiance… des mots faiblement prononcés… L’Azurée s’était cramponnée à elle… tout en la soutenant…
L’autre femme s’était approchée tenant la sauvageonne par la tignasse… Elle passa une main sur la hanche de la blessée… Maïna l’aida ne quittant point de sous sa frange l’homme et la femme en rouge… un pressentiment venait de naître… la confiance… faudrait travailler fort pour que cela soit possible… Le geste que l’homme avait posé ne disait vraiment rien de bon… Vivait-il dans le passé ou le présent… valait peut-être mieux ne pas savoir… La femme aux yeux azures avait besoin de soins… elle l’aida du mieux qu’elle pouvait… mais son regard sous sa franche aurait bien dit ce qu’elle pensait du mouvement de l’homme… elle remarqua alors que la femme qu’elle avait secouru semblait perdre pied de la réalité… cela ne valait vraiment rien de bon… Elle balaya la scène du regard sous sa franche… si quelqu’un aurait pu voir son regard… il n’aurait sûrement pas aimé… elle avait un regard dur sous sa mèche et un rictus peu invitant s’affichait sur son visage… Elles se dirigeaient vers l’embrasure de la porte…
Toujours entrain de surveiller ce qui se passait… elle se demandait bien ou était l’infirmerie qu’on avait parlé… celle qu’on nommait Loreleï devait bien savoir ou elle se trouvait… elle se retrouverait donc devant le Maître des lieux une autre fois… Quel serait cette nouvelle rencontre… elle ne le savait pas, mais elle avait besoin de conduire la femme pour qui elle avait fait un garrot vers une personne qui devrait pouvoir lui venir en aide…
La frangée se surprit quand même de vouloir porter une aide à une pure inconnue, mais bon… il fallait être folle pour laisser une personne domiciliant là ou elle se trouvait se vider de son sang sur le parquet… ce n’était pas la meilleure façon d’arrivée… Surtout qu’elle se demandait toujours ce que cet endroit renfermait… Samaël l’avait conduite ici… mais elle ignorait quand même ce que serait la suite…
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|  | | Izaé | Mer 29 Oct - 18:23 |
| Seamus n'était décidément pas plus qu'un détritus de l'humanité, il n'était pas fichu de secourir son amie, heureusement que la frangée a plus de réflexe que lui pour la "secourir". Comment j'ai pu ne serais-ce qu'un instant admirer cet homme ? surement parce qu'Iphaé l'aimait, mais maintenant... Tout le monde semble m'avoir à l'oeil, serait-il si rare que la quiétude de cet endroit soit dérangé ? Un peu d'animation effraierait-il les habitants de ce lieu ? Le planqué de l'intérieur n'aimerait-il pas être dérangé pendant sa sieste ? Toujours est-il que moi et mes compagnons ne semblont nullement le bienvenu en ce lieu, pour ne pas dire indésirable, ma main enfouie sous la cape se resserre autour de la gachette de ma petite arbalète quand la raclure se saisit avec force de mon bras.
Les quelques boucles échappées de mon chignon viennent fouetter mon visage quand je tourne la tête avec virulence pour river mon regard à celui de Seamus, il murmure... pourquoi ? Une requête, jouer le jeu... dans quel but ? qu'il puisse quelque chose pour moi ? depuis quand le pourrait-il ? Mon regard bleuté fait rapidement le tour des protagonistes au débord de la cour, effectivement, je ne suis pas en position de négocier, si tant est que je puisse être en position de quoi que ce soit... Heureusement mes fidèles ne me quittent pas et grondent déjà sur l'infâme au bandeau. Mes paupières qui se ferment pour seule réponse à sa requête muette avant qu'il ne se mette à jouer la comédie aux yeux de tous, un claquement de doigt discret pour rappeller mes bêtes à l'ordre, qu'ils se tiennent tranquilles et se méfient cependant des loups qui rodent et que l'on entend dans les fonds des bois.
C'est le moment de jouer le jeu alors...Qu'il en soit ainsi... rictus sournois et rapide qui anime mon visage avant de donner du répondant au simulacre de Seamus, geste d'humeur sec, je tire mon bras en signe de mécontentement à sa façon d'agir et à ses mots, pas besoin de me forcer ne serait-ce qu'un peu, ma réaction est juste amoindrie rapport à une réelle intervention de sa part de ce genre. Un regard vers la porte, le roitelet ne s'est toujours pas montré, un planqué à n'en pas douter, je vais adoré le faire bouger moi l'empaté, mais j'ai d'abord à faire avec celui qui me tient par le bras. Hum... un peu plus de piquant pour plus de crédibilité ? De nouveau le même rictus sur mon faciès, toujours aussi rapide, qu'il ne soit pas perçu... ma voix s'élève alors.
Folle ?!?!? Alors suis à ma place, tu m'as l'air d'avoir trouvé une sacrée bande de tarés ici !!!
L'enfoiré resserre sa pogne un peu plus, mon regard clair le tue en un instant, faudrait pas qu'il se prenne trop au jeu alors qu'il me tire à son côté pour me faire avancer vers la porte. Ma cape balaie le gravier de ce qui semble devenir l'intérieur de cette demeure, un peu comme une cour... |
|  | | Loreleï | Mar 28 Oct - 17:16 |
| Mi-surprise mi-étonnée de voir la jeune sauvage essayer de jouer à la rebelle, Loreleï hausse les épaules en la voyant faire.
Elle se tortille, use d’une dague mal aiguisée et échappe à la vigilance de Loreleï, se positionnant dos au Manoir.
Loreleï jubile Hmm ! Hmm ! Hmm !
Elle rit Hi ! Hi ! Hi !
Elle stoppe, la regarde, haussant un sourcil.
« Et…Tu comptes faire quoi maintenant… ? Attaquer le Manoir…seule ? »
Lor observe la porte d’entrée non loin, lieu d’où provenait la voix du Maître
« Han Han…mauvaise idée… »
Loreleï profite de l’instant ou la jeune sauvage regarde l’entrée pour reprendre sa tignasse en main, lui susurrant à l’oreille :
« Ne m’énerve pas…Pas le jour… »
Gardant en main la poignée de cheveu, elle voit une autre des nouvelles venir en aide à Cellene, s’occuper avec des doigts habiles de la plaie de cette dernière, Loreleï se rapproche alors, la sauvageonne courbée en deux par la ferme empoignade de Loreleï, ne lui laissant plus aucune chance d’essayer de se dérober, ni de la prendre pour une idiote.
Les émeraudes se plantent dans les saphirs de Cellene lorsqu’elle mande l’infirmerie, se croisant durant un moment de lucidité de la blessée. Loreleï se souvient…cet état…Sa main qui tient fermement la sauvage ne relâche pas prise, mais son second bras vient aider Cellene.
« -Elle perd connaissance, elle va se trouver dans les abimes de son esprit si elle n’a pas rapidement des soins… »
Gênée dans sa prise par la sauvage, Loreleï la relâche, et dans le même temps reprend sa dague en main, intimant à la sauvage d’avancer.
« -Avance… » Mouvement du menton en direction du Manoir « Là-bas… »
Elle glisse alors son bras sur les hanches de Cellene, sa tête plongeant vers le bas, son propre bras étant déposé autour de la nuque de Loreleï et entame la distance qui les séparent jusqu’au manoir aidé de la femme aux doigts de doc.
La sauvageonne avance, sans mots dires, comme si sa curiosité la poussait à se rendre dans le manoir. Mais savait-elle ce qu’elle allait trouver ?
A ce moment là, quelques hurlements de loups commencèrent à se faire entendre et un léger rictus s’affichait sur la commissure des lèvres de Loreleï. S’ils le souhaitaient, ils pouvaient dévorer les batards…Cela ne gênerait personne…
Le visage se lève vers Seamus et l’inconsciente en rouge, Loreleï préfère garder un œil sur elle, même de derrière…En si peu de temps, elle a dérangé le Manoir… |
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