
Le Clan de La Main Noire Repaire des membres |
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Hyldra Recrue

Nombre de messages: 13 Age: 24 Localisation: Noyée dans les tréfonds de sa haine... Etat d'esprit: Insaisissable... Indomptable... Désirs: Assouvir sa soif de vengeance intarissable... Date d'inscription: 10/03/2008
 | Sujet: Re: Devant la grille Jeu 12 Juin - 11:47 | |
| Les hurlements de ces bêtes féroces se faisaient de plus en plus stridents et perçants. Une vague de terreur et d’affolement semblait recouvrir l’ensemble du groupe de cavaliers, tous à l’affût de la moindre menace qui pourrait pointer le bout de son nez, ou plutôt de son museau en l’occurrence…
Pourtant pas habituée à céder à la panique facilement, la Belle de Glace ne pouvait empêcher cet effroi de grandir en elle, à l’écoute de ces grondements bestiaux et fuyants, paressant provenir des quatre coins de la forêt. A chacun de ces horribles sons, elle avait l’impression que son liquide vital qui parcourait ses veines se solidifiait… Jamais, Hyldra ne ressentait de peur envers ceux qu’elle nommait, ces « chiens » humains, mais en revanche rien que l’idée de se retrouver face à ces canidés sauvages, animés par leur seule voracité et leur avidité de chaire fraîche, lui glaçait le sang.
Sur les recommandations du bourreau des cœurs, et ne se faisant bien entendu pas prier en lui obéissant cette fois docilement, les sylphides qui le suivaient, accrurent elles aussi l’allure de leur chevauchée, laissant les foulées de leurs montures, elles aussi affolées, s’intensifier en une cavalcade endiablée. La traversée du bois se termina ainsi, et débouchant sur le fameux « Manoir », qui, selon l’Argenté, était donc le fief du Clan tant recherché par les sœurs. A la fois impressionnante et majestueuse bâtisse, dont le créateur avait sans conteste su usé d’ingéniosité et d’inventivité. Les yeux rivés sur cette œuvre architecturale, Hyldra traversa d’une allure beaucoup plus lente, les grilles imposantes dont les ornements étaient sans nul doute destinés à effrayer le badaud inconscient qui avait le malheur de passer par là… Le côté sombre et lugubre qui se mêlait paradoxalement avec harmonie à l’aspect somptueux, sculptural et éblouissant de cet édifice, fascinait la Belle de Glace qui ne pouvait détourner son regard, admirant pleinement les moindres enjolivures et atours.
Voilà donc l’endroit où tout allait se jouer, où la vie des scandinaves allait prendre un tournant, qu’il leur soit favorable ou non… Leur envie d’affronter de nouvelles aventures et de relever de nouveaux défis les avait conduites jusque là… Soif de conquête et besoin d’une existence trépidante et mouvementée… Goût du risque et du danger… De toute façon, les Poupées Nordiques n’avaient plus rien à perdre, elles étaient déjà mortes pendant leur adolescence… Leur vie leur avait été ôtée… et maintenant, elles cherchaient à la reprendre… même si plus jamais elles ne la retrouveraient… Raison de leur témérité et de cette recherche de sensations fortes, qui les rendaient vivantes.
En plein milieu de ce qui devait être la Cour principale, chacun leur tour, les cavaliers descendaient de leur monture, leurs pieds retrouvant prestement le sol. Tenant la bride de sa jument, Hyldra s’approcha de sa frangine échangeant un regard complice, qu’elles seules pouvaient comprendre. Une autre partie venait de commencer…
Tous, mis à part celui qui avait été le guide de fortune, devait se demander ce qui les attendait dans ce repaire… La Garçonne, tant qu’à elle, semblait vouloir déguerpir au plus vite.
Attrapant d’un bras son aînée délicatement par la taille, la beauté froide vint lui susurrer quelques mots à l’oreille… « Prête pour la dernière ligne droite ? » |
|  | | Laurine Recrue

Nombre de messages: 17 Age: 32 Localisation: Ne sait pas trop où Etat d'esprit: Curieuse Désirs: Aller plus loin Date d'inscription: 05/09/2007
 | Sujet: Re: Devant la grille Lun 28 Juil - 16:50 | |
| [Peu de temps après...]Et bien il était temps se dit la Garçonne au moment ou leurs lèvres se rencontrèrent enfin. Et puis plus rien, le temps qui s’arrête, le corps et l’esprit qui fondent comme neige au soleil, elle se blottit dans ces bras protecteurs. Les yeux clos, Laurine savoure cet intense moment, profitant au plus de cette échange, bien consciente de se brièveté probable. La main de l’Argenté qui parcourraient le visage, son bras qui lui enleva littéralement les pieds du sol et ses lèvres, tout concourait à rendre cet instant magique, unique et inoubliable.
Peu importait ce que l’avenir leur réserverait, ce baiser était acquis et personne ne pourrait leur reprendre, quoi qu’il arrive.
Et déjà leur bouches enflammées se désunirent, à leur grand regret manifeste à tous les deux. Laurine hocha la tête avec une moue de dépit. Il avait raison ce bellâtre, pas le moment ni le lieu. Le serait-ce un jour. Elle en tout cas l’espérait, de tout son corps affamé et bien peu rassasié.
Il aurait été vain de le retenir, de lui préciser que bien que dans l’enceinte du Manoir, le moulin était désert, que rien ne les poussait à se presser. Le malade qui régissait les lieux avait fort à faire en ce moment, lui seul représentait un réel danger… Mais les propos de Samaël ne laissaient aucune équivoque possible sur son désir de ne pas pousser plus avant leur découverte mutuelle en cet endroit. Fichue loyauté sans doute.
Il se dirigea vers les écuries tandis qu’elle remonta sur sa carriole et asticota Philo pour lui faire prendre la direction des grilles. Tandis que le curieux attelage progressait vers la sortie, Laurine se mit à repenser à la dernière fois qu’elle avait traversé ce par cet peu à peu l’angoisse, disparue auprès de Samaël, refit surface. Sans cesse elle se retournait, regardait tout autour d’elle, scrutant le moindre buisson. Le danger était omniprésent, elle était bien placée pour le savoir.
Elle fit arrêter sa mule peu avant la grille et attendit avec encore plus d’impatience, son protecteur au goût si… |
|  | | Samaël Punisseur

Nombre de messages: 155 Age: 32 Localisation: Jamais très loin...Toujours trop prêt pour celui qui va mourrir !!! Etat d'esprit: Meurs ou Vis par mon épée... Désirs: Tous... A assouvir... Elles... Date d'inscription: 13/03/2007
 | Sujet: Re: Devant la grille Mer 30 Juil - 22:29 | |
| Le cheval noir arriva en trottant jusqu'à la mule et sa tête maitresse, de mule aussi cela allait s'en dire, arborant un sourire plutôt décontracté, Samaël tapota l'épaule de la garçonne en lui adressant une oeillade, indiquant son bras d'un signe de tête.
Laurine, remettez-le en écharpe sans quoi... disons que je vous imagine mal avec un quelconque handicap
Un sourire quasi moqueur apparu sur les lèvres de l'argenté dans une attitude nonchalante, alors qu'il en profitait pour caresser le bras de la belle rebelle et lui voler un baiser, qui ne l'était plus réellement. Faisant pivoter son étalon, Samaël regarda longuement le manoir, cette demeure si lourde de sens pour lui, tant de choses passées, présentes, peut-être futures, l'avenir seul le dirait... Baissant le regard un instant sur l'encolure de son cheval, un long soupir s'échappa de ses lèvres avant qu'il ne redresse brusquement la tête, l'avenir lui ouvrait de nouveaux horizons, et l'homme aux yeux d'or comptait bien aller les explorer... Rassemblant ses esprits, il dépassa la charette de Laurine et passa la grille, l'enjoignant à la suivre d'un coup de tête silencieux, il lui avait dit la conduire à l'orée de la forêt c'est ce qu'il ferait, il ne pouvaiit s'amouracher d'une femme, aussi belle et envoutante soit-elle, même si la tentation était grande... très grande... trop grande...
Pressez-vous Belle rebelle, je vous emmene jusqu'à l'auberge et nos chemins... devront se séparer...
Rien que de le dire lui écorchait la bouche, il espérait au fond de lui qu'il la retrouverait quelque part, qu'une comète céleste traverserait son ciel pour la retrouver au plus vite, une étincelle de lucidité ou de folie, quelque chose qui le fasse sortir de sa reserve naturelle et parfois si pesante. La garçonne arrivant à sa hauteur, il décida de rester à sa proximité, pour ne pas dire qu'il recherchait sans doute une certaine promiscuité, le reste du trajet jusqu'à la frondaison des bois...._________________  |
|  | | Ivy Assassin

Nombre de messages: 223 Age: 30 Localisation: De retour... Etat d'esprit: Rien ni personne ne vaut la peine Désirs: Aucun.... Date d'inscription: 29/03/2007
 | Sujet: Re: Devant la grille Lun 4 Aoû - 4:55 | |
| Aucune brise, la chaleur régnait en cette superbe journée. Ivy avait plutôt connu les pluies tambourinâtes du Languedoc et pourtant l'astre très haut dans le ciel, près à aller se faire remplacer par un ciel possiblement étoilé régnait, comme souriant à sa démarche qu'elle entamait. Son sac en bandoulière contre son épaule, tapant au gré du déhanchement de la belle contre son dos, elle se dirigea vers les écuries.
Elle retrouva son sublime étalon noir, en forme et prêt à se dégourdir. Il l'accueillit d'un hennissement très sonore.
Alors mon beau, content de me voir ? On va faire une sublime balade tous les deux. Viens là....
Elle le sortit de son box et le scella. Le cheval se laissa docilement faire. L'empoisonneuse l'amena ensuite hors de l'écurie pour arriver dans la cour. Elle attache sa besace solidement derrière elle et le grimpa. Une fois en place, ses bottes dans les étriers, elle regarda le manoir qui se dressait de toute sa splendeur devant elle. Une émotion de solitude, de pesanteur et de futur regret l'assaillirent. Elle se mordit la lèvre et donna un solide coup de rêne. Le pauvre cheval qui n'en avait pas l'habitude de sa maitresse s'exécuta tout de même, surement pas le moment de la contredire en se braquant.
Ils passèrent la grille restant bizarrement ouverte rapidement. Pas une seule fois elle dévia le regard de sa route même si très embrouillé par ses sentiments qui s'égaraient. Douleur, plaisir, suspende, trahison, amitié, fraternité et encore une multitude d'émois avaient vu le jour dans cette piaule. Soit par elle, soit contre elle. Elle ne pourrait qu'en garder d'innombrables souvenirs mauvais ou bons pour la plupart. Des gens comme Seamus, Xandrya et le Patron, pour ne penser qu'à ceux là en ce moment, hanteraient éternellement son esprit jusqu'à son tout dernier soupir, qui peut-être ne tarderait pas....
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|  | | Le Faucon Petit Sombre

Nombre de messages: 7 Age: 53 Localisation: Souvent sur l'épaule de l'humain taciturne Date d'inscription: 07/08/2007
 | Sujet: Re: Devant la grille Lun 18 Aoû - 13:04 | |
| J'estime m'être assez reposé. Je prend donc mon envol et fait rapidement le survol de la propriété, mon chez moi en quelque sorte. C'est bien agréable de voyager mais ici j'ai mes points de repère, comme ce vieux moulin qui regorge de proies faciles. Logique avec cette réserve de sacs de blés éventrés dont certains se sont même ressemés.
Je fond donc, mes ailes tendues en arrière telles deux faux aigües sur quelques rongeurs qui avaient oublié mon existence. Demain leurs congénères se méfieront et la chasse sera moins aisée mais bien plus amusante. Délaissant quelques carcasses démantibulée au sol je reprend mon vol pour aller me percher au faîte d'un grand chêne.
Tout en digérant je garde un oeil vigilant sur les alentours. Les humains font des vas et viens continuels, les canidés sont étrangement loin et là bas... non mais je reves !!!
Une falconidé splendide est en train de lisser ses plumes. Sur mon domaine... Mais celle là je vais pas la chasser comme je vais le faire avec le petit corvidé qui traine dans les parages. Cependant un être étrange, un humain à n'en pas douter, s'approche du Manoir au moment ou mon humain nourricier daigne enfin montrer le bout de son bandeau. Bien accompagné une fois de plus le bougre.
Est-ce mon rôle de donner l'alarme ? je n'en sais rien. Je vais donc faire d'une pierre deux coup. Je décolle en prenant de la hauteur et plonge en piqué fulgurant, mes rémiges vrombissantes, et passe sous le bec de la belle oiselle avant de frôler l'humain, intrus probable.
Je réitère mes accrobaties à quelques reprises avant d'aller me poser sur la grille du Manoir en vociférant pour attirer l'attention de l'homme au bandeau. |
|  | | Faucon de La Main Noire Petit Sombre

Nombre de messages: 1 Age: 33 Date d'inscription: 18/08/2008
 | Sujet: Re: Devant la grille Mer 20 Aoû - 14:57 | |
| Cris aigus connus, ceux de mon espèce, ma tête se redresse cessant d'oter les parasites de mon plumage, pourquoi ce tintamarre ? Les humains dans la cour, ils sortent de l'intérieur à quoi bon s'énerver et piailler comme une de ces pies jacassantes. Voilà le mâle qui se pose à proximité sur la grille, cou qui se tourne pour l'observer, encore du sang sur le bec, il connait où chasser sans difficulté vu sa gave.
Ce territoire je vais devoir le partager avec lui, peut-être une opportunité, mais si il cherche la domination il devra mourrir, je ne tiens pas à être de nouveau captive, la roussaude n'est qu'une humaine pas bien maline mais elle me laisse libre. Douce liberté, douce sensation... Attendons voir ce que vaut ce faucon, s'il vaut la peine de s'y intéresser, voir si le reste est aussi valable que son plumage...
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|  | | Eldwyn de Morden Petit Sombre

Nombre de messages: 1 Age: 22 Date d'inscription: 18/08/2008
 | Sujet: Re: Devant la grille Dim 31 Aoû - 20:07 | |
| Un point noir dérive et s’approche, grossit. Dans le ciel nuageux, un volatile s’avance. Il file droit, suit une ligne et finit sa course, se débattant dans les airs pour se poser sur les parapets. Suspendu, il effleure la pierre avant de se poser. Un malheureux poids qui le fit peiner pendant sa course continu de le gêner maintenant posé. Un parchemin est serré a une de ses pattes. Le pauvre oiseaux se débat mais ne réussit a faire choir la charge. Pourtant un message d’une grande importance est solidement attaché.  |
|  | | Le Faucon Petit Sombre

Nombre de messages: 7 Age: 53 Localisation: Souvent sur l'épaule de l'humain taciturne Date d'inscription: 07/08/2007
 | Sujet: Re: Devant la grille Lun 1 Sep - 11:41 | |
| Je ne doute pas qu'elle m'aie aperçu. J'ai tout fait pour cela. Je reprends un peu mon souffle car voler à te telles vitesses et prendre de telles postures en plein vol n'est pas de tout repos. Je reprend mon envol pour aller voir l'effet que j'ai pu avoir sur cette "douce" créature. La belle feint de m'ignorer mais je connais cette stratégie. Il faut que je trouve autre chose. Tiens ? c'est quoi que cet étrange volatile en perdition. Une proie facile... Mais il ne faut pas que la belle s'en rende compte. De un elle pourrait me la faucher sous le bec et de deux si elle s'apercevait de la facilité de la prise, j'en perdrait en crédibilité, moi le seigneur des aires du Manoir. A moins que... Oui c'est cela, compliquer la tâche.
Au lieu de bêtement fondre sur ma victime qui vient de péniblement échouer sur le parapet du mur d'enceinte et de la tuer d'un simple coup de serre et l'emporter, je vais utiliser mon bec. Pas simple de pouvoir tout contrôler mais je devrais pouvoir y arriver, ce n'est pas comme s'il était perché dans un arbre. Ici au pire je ne fais que le frôler sans risquer de percuter d'autres branche.
Trois ou quatre coup d'ailes puissants, une descente vertigineuse, un redressement à angle droit, et une tête arrachée... L'animal dans son épuisement ne m'a même pas vu ni entendu arriver. Je virevolte dans les airs agitant la tête sans vie dans tout les sens, trophée sanglant d'une bataille qui n'a pas eu lieu.
Le corps de ma victime, désolidarisé de sa tête, s'agite de soubresauts réflexes avant de choir dans l'enceinte du Manoir. La partie n'est pas terminée pour autant. Je rejoins cette boule de plumes informe et sanguinolente et commence un dépeçage minutieux. Je prépare un cadeau de choix à la belle oiselle. Tandis que je fouille les entrailles de la dépouille, je remarque distraitement que l'oiseau avait servi en son temps de messagers pour les humains. Serviable et reconnaissant je dépose bien en vue la patte à laquelle est attachée un morceau de peau bien peu comestible. L'Humain n'est pas loin il la trouvera sans doute, d'autant que je pousse quelques cris pour attirer son attention.
Ayant prélevé mon présent, je retourne vers la belle qui semble avoir suivi mon manège d'un oeil distrait. Je dépose à ses serres, servile et calculateur que je suis, le coeur encore chaud de feu le messager. Je m'éloigne un peu, je n'oublie pas que je suis un tiercelet, avec ce que ça implique. |
|  | | Izaé Recrue

Nombre de messages: 15 Age: 30 Date d'inscription: 31/08/2008
 | Sujet: Re: Devant la grille Mer 3 Sep - 17:51 | |
| Quelques heures déjà que j'ai pénétré dans cette foret, que le tissu de mon manteau s'abime à ces buissons de ronces qui me barrent le chemin, plusieurs heures que je tourne en rond dans ce dédale de végétation, ma patience commence à avoir des limites, celle de mes compagnons aussi, désireux de se reposer, moi de même à force de piétiner ces feuilles mortes et boueuses. Une branche un peu plus basse que les autres, l'attache de ma cape enlevée et délaissée au pied de l'arbre, bras tendus vers la branche, je grimpe jusqu'à la cime de cet arbre pour avoir une vision globale de ce bois. Un sourire en coin sur mon visage, une batisse immense se dresse au fond de ce bois, un chemin déboisé y menant, prenant sa source en plein centre de la foret, non loin de moi, judicieuse idée qui m'a traversé la tête sous la colère et l'agacement. La redescente s'avère acrobatique, à deux doigts de tomber plusieurs fois de suite, bien longtemps que je n'ai pas exercé ce genre d'escalade, enfin mes pieds touchent le sol ferme, enfin plus ou moins.
Un mouvement ample, et me voilà de nouveau vétue de rouge de la tête aux pieds, marchant droit en direction de ce chemin dégagé que j'ai aperçu, pour enfin y déboucher après une bonne demi-heure de marche. Le reste de ma progression s'avère plus agréable, n'entendant que le doux froissement des feuilles mortes sur le tissu de ma cape qui traine derrière moi, devant moi l'édifice qui se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que j'approche, un véritable manoir, magnifique. Avec détermination je me dirige vers l'antre des grands méchants loups comme le laisse courrir le bruit et les cancans des comères des différents villages où j'ai pu avoir renseignement sur ce clan, le petit chaperon et ses canidés qui foncent vers les pas gentils. Cette idée me fait doucement sourire, je n'ai rien à faire de ce clan et de sa main noire, un seul des leurs m'intéresse, pour les autres qu'ils restent où ils sont et il n'y aura pas d'éclaboussures, quoique les toucher, le touchera surement lui aussi.
A réfléchir...
Enfin j'arrive devant les lourdes grilles qui tiennent, à priori, clos le domaine, lentement je me déplace en longeant le muret qui fait suite au portail, mes doigts longiformes suivants les barres de la cloture qui entoure la propriété. Du mouvement dans la cour, je guette, aperçois une jeune femme, une autre, et...
Impossible, c'est trop facile, c'est pas possible, des mois que je le cherche et le voilà devant moi Toi...
L'espace d'une seconde, j'hésite arbalète ou arc, non pas les carreaux que j'ai récupéré sur le corps froid de ma soeur, je les garde pour le jour où... pour ce moment que j'attend depuis si longtemps. Calmement, je sors mon arc de sous ma cape, décalant juste ce qu'il faut de ma capuche pour mettre en place ma flèche et la pointer vers lui, bandant la corde avec aisance et force, la cible est dans ma ligne de tir, lorsque je rabaisse mon arme.
T'as pas perdu de temps espèce de raclure...
L'autre femme, il la tient par la main, déjà remplacée celle qu'il a assassinée, vite oubliée ma soeur bien-aimé, la pointe le cible entre les deux yeux, déviant au dernier moment lorsque mes doigts relachent la corde. Un sifflement à mon oreille avant qu'elle ne vienne siffler à la sienne, s'écrasant contre le mur de pierre derrière lui, sans l'avoir touché, volontairement, malgré ce que mes entrailles me disaient de faire, j'ai résisté, ça aurait été trop simple... Lentement, alors que j'ai attiré son attention, je me déplace vers le portail, la tête enfouie dans ma capuche vermillon, précédée de mes fidèles compagnons, murmurant comme une lithanie : Iphaé... Iphaé... Iphaé....
Enfin rendue devant les imposantes grilles, je me tiens là, droite, l'arc en main, l'observant, un sourire en coin illuminant progressivement mon visage, il se demande, donnons lui une réponse. Lentement, je baisse ma capuche, dévoilant mon visage, mes traits et mes cheveux bouclés et foncés, ce faciès devenu si proche de celui de ma soeur depuis que je suis femme. Croira t-il voir un fantome ou une revenante ? Croira t-il a une hallucination ? Comprendra t-il de qui il s'agit ? Toujours est-il que je me tiens là, sans bouger, le fixant avec détermination.
Approche... je suis là pour toi... pour réveiller ton passé et tes démons... ton cauchemar est aux portes de ta vie...
Murmure inaudible pour le premier intéressé mais ô combien lourd de signification pour moi qui viens de le prononcer.
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|  | | Seamus Assassin

Nombre de messages: 206 Age: 40 Localisation: De plus en plus près...et pourtant... Etat d'esprit: Tortueux Désirs: Comprendre Date d'inscription: 13/03/2007
 | Sujet: Re: Devant la grille Jeu 4 Sep - 15:19 | |
| Ayant terminé la lecture du parchemin décroché de la patte ensanglantée du commissionnaire déchiqueté, il le plia soigneusement lorsqu’il ressentit un souffle le long de sa joue droite, immédiatement suivi du bruit mat d’un morceau de bois qui s’éclatait contre le mur derrière lui. Souffle et bruit caractéristiques qui réveillèrent en lui ses instincts de chasseur sylvestre.
Sans aucun ménagement il projeta Cellene au sol et siffla entre ses dents une phrase complète et intelligible à l’adresse de Lorelei. Nous sommes attaqués, abrite toi derrière ce rocher.Il se tapit à son tour, accroupi au sol et d’un geste lent se saisit de son épée abritée dans son fourreau en travers de son dos, sous son mantel de cuir. Arme bien dérisoire face à ce genre d’attaque, mais il avait choisi de ne plus en porter d’autres, si ce n’était ses dagues, cachées dans chacune de ses bottes. Il en prit d’ailleurs une dans l’autre main, certes moins agile mais encore suffisamment vaillante que pour faire mouche d’un habile lancer.
Tous les sens en éveil il scrutait à travers la grille. Le projectile mortel pouvait provenir de n’importe où. De la frondaison des arbres jusqu’aux épais buissons qui rendaient inextricable la forêt environnante. Pas un bruit. Même la faune sauvage semblait s’être tue, accentuant la tension ambiante de son silence oppressant.
Un puis deux puis plusieurs quadrupèdes firent leur apparition derrière les grilles du portail. Assurément ce n’étaient pas de loups, mais on ne pouvait pas non plus les qualifier de chiens. La sauvagerie de leur port altier laissait supposer un croisement. Mais l’heure n’était pas à l’analyse de curiosités biologiques. Leur sécurité était menacée par ce tir de flèche qui n’était surement pas fruit du hasard. D’autres suivraient avec une quasi certitude.
C’est alors qu’une silhouette féminine se montra derrière la lourde grille de fer finement forgée. Seamus observa avec un intérêt non dissimulé cette silhouette, cette démarche. Sentiment de malaise diffus, indicible et pourtant présent.
Il retourna sa dague dans sa main, prêt à la lancer au moindre danger. Un archer ne pouvait pas décocher ses flèches par surprise, pour peu que la femme soit seule ce qui restait plus qu’une simple éventualité. Le Manoir avait déjà fait l’objet d’attaques par divers groupements, allant même jusqu’à occasionner une blessure au Fondateur.
D’un geste ample, gracieux et presque provocateur, la femme laissa choir sa capuche sur ses épaules. Plus son visage se dévoilait, plus le sol semblait s’ouvrir en deux sous les pieds du Taciturne. Cette sourde angoisse qui avait pris naissance à l’apparition de la silhouette prenait de plus en plus vie. Vie impossible, hors entendement, inacceptable même pour un sombre rêveur comme lui. Il l’avait tué, il le savait, nul ne pouvait survivre à pareille blessure, la mort n’avait pu qu’être instantanée, c’était d’ailleurs son unique but, la libérer, la délivrer, empêcher ce viol infâme de perdurer.
Et elle était là, mystique apparition dans le clair obscur d’un contre jour improbable. Seamus cligna plusieurs fois des yeux, croyant être victime de son imagination, ou des vapeurs délétères qu’il avait pu humer dans le Manoir, ou d’une quelconque mystification.
Ce visage, ces yeux, ces lèvres qui maintenant remuent comme celle qu’il avait tant lues avant, avant, avant… A cette époque où Espiègle était son surnom, avant que tout ne bascule, à cause de lui. Des plaies qu’il avait mis tant de temps à guérir s’ouvraient instantanément. Tel Sisyphe, il se retrouvait en bas de la montagne. …Xandrya…Incantation, appel, conjuration, bouclier. Ce n’était pas le nom d’Iphae qui franchit ses lèvres mais bien celui de celle qui l’avait ramené à la vie, à une autre vie. Non pas à l’oubli, car nul ne peut oublier l’aimée qu’il a tué de ses propres traits, mais à la renaissance. Sans probablement s’en douter, la Flamboyante lui avait permis de surmonter des sentiments dévastateurs tels la culpabilité, l’auto-dépréciation, le déni de soi.
En un tour de main l’édifice se montrait branlant, vacillant, fragile. Terreur, horreur, incompréhension. Le Taciturne était anéanti, quand bien même, de par sa posture, il ne le laissait paraître. |
|  | | Mélisende Petit Sombre

Nombre de messages: 8 Age: 35 Date d'inscription: 28/08/2008
 | Sujet: Re: Devant la grille Jeu 4 Sep - 23:45 | |
| Elle la suit du regard, et regarde les loups. Attirée par ces bêtes qu'elle aime et qu'elle côtoyait, elle la regarde s'enfoncer dans la forêt. Un nouveau regard par la fenêtre, puis elle se retourne vers la dame en rouge qui ne lui prête plus aucune attention, et disparaît dans la forêt touffue.
Fascinée par cette femme, et surtout par les loups qui l'accompagne, elle décide de les suivre, et discrètement, la suit de loin. Mélisende sourit, cette femme ne connaît visiblement pas la nature et la forêt, se dirigeant en zigzaguant. Elle la regarde, cachée dans les buissons, la suivant sans bruit, se mettant de façon à ce que le vent ne porte pas son odeur aux loups. Souriante, elle se sent bien dans les bois, non qu'elle connaisse ce coin de la forêt, le vieux le lui avait toujours interdit, sans qu'elle sache pourquoi, mais parce qu'elle se dit que cette dame est à peu près autant dans son élément dans la forêt qu'elle en ville.
Se retenant de pouffer de rire alors qu'elle casse une énième branche sur son passage, y laissant même quelques fibres de tissus, Mélisende continue à la suivre, se cachant dans un bosquet lorsqu'elle comprend qu'elle va monter dans un arbre. Cocasse de voir la Dame Rouge grimper aux arbres. Lorsqu'elle redescend, elle semble savoir un peu plus où elle va.
La contournant par l'ouest Mélisende découvre la bâtisse imposante au milieu de la forêt. Elle surveille de loin la dame qui semble vouloir lancer une flèche. Elle la voit faire et ne comprend pas ce qui se passe. Des bruts dans la cour... elle entend des voix... quelqu'un s'approche de la grille...
Elle voit un peu plus loin de gros arbres qui touchent le mur d'enceinte. Curieuse, elle s'avance, elle veut juste jeter un oeil... Agile, elle grimpe à un gros chêne et se hisse de plus en plus haut jusqu'à atteindre la branche qui touche le mur. De là où elle est, elle entend des hennissements. Des chevaux ? Encore plus intriguée, après un furtif regard à droite puis à gauche, elle se glisse le long de la branche, silencieusement, prenant soin de ne pas faire craquer les petites branches qui gênent sa progression.
Lentement, elle arrive enfin au mur, elle se hisse dessus, et s'assoit pour contempler l'intérieur. Incroyable ! Elle voit un chenil près de la grille où la Dame Rouge se tient. Fascinée par les loups, les chevaux qui hennissent, elle perd sa concentration et sent qu'elle tombe, se rattrape de justesse, et se retient par les mains au sommet du mur. Elle se laisse glisser, morte d'inquiétude. L'aura-t-on aperçue ? Elle se cache comme elle peut derrière l'écurie, pestant contre sa maladresse. Elle regarde autour d'elle, se sentant piégée, affolée comme une biche poursuivie par un chasseur... |
|  | | Loreleï Punisseur

Nombre de messages: 97 Age: 554 Localisation: Ici, partout, derrière vous... Etat d'esprit: Empoisonné, perfide,pernicieux, délétère... Désirs: Assouvir ses caprices... Date d'inscription: 06/12/2007
 | Sujet: Re: Devant la grille Ven 5 Sep - 10:37 | |
| La jeune femme au regard bleu n’avait pas l’air de comprendre un traître mot de ce que Loreleï racontait, ses yeux flottaient en direction du chenil désespérément vide, comme si cela était habituel.
Loreleï se retourna vers le dénommé Seamus, sans posé la moindre question quand à l’état de la jeune femme, alors qu’il lui indiquait d’un signe une sorte de grange ou avait l’air d’être entreposée des « outils ».
Tournant le visage dans la direction proposée, elle se mit à réfléchir à ce qu’il allait lui falloir…
Qu’avait-elle sur elle ?
Ses dagues, quelques plantes…
Humph, arc et flèches avaient été abandonné en route, épée, trop lourd…
Pensées perturbée par une question de Seamus….
Celle à laquelle elle réfléchissait justement…
Tout est interrompu par un balai aérien d’oiseaux, se terminant par le cadavre de l’un d’eux quasiment à leurs pieds.
Seamus se dirige tout droit à l’endroit ou est tombé le cadavre afin de lui retiré un mot de la patte.
Quel hasard que cet oiseau se soit fait déchiqueter alors qu’il avait un message…
Pas la moindre récompense pour lui !
Rire intérieur… Hi ! Hi ! Hi !
Jubilations Hmm ! Hmm ! Hmm !
Vite décontenancé par les propos tenu par Seamus qui lui ordonne de se cacher derrière une pierre.
Elle s’exécuta en se demandant si chaque journée passé dans ce lieu était ainsi, car depuis son arrivée, beaucoup de choses s’étaient passé, et les tentatives d’assassinat sur les autres alors qu’elle est présente commencent à la titiller.
Machinalement, elle passa la main dans son dos, à la recherche de son arc…
Elle enrage Grr !Grr !Grr !
Elle s’énerve Non ! Non ! Non !
Elle pestifère Abrutie ! Idiote !
Elle redresse le visage, observe Seamus…
Bon cherchez d’où vient le projectile, une dague bien en main, les émeraudes se cachent, laissant place à la noirceur de son âme…
Les loups ! Ils sont de …
Pensées interrompus quand les mirettes se rendent compte que ce ne sont pas les loups, mais des espèces de croisement, des bâtards quoi !
Elle rit Hi ! Hi ! Hi !
Au milieu, apparut une femme en capeline rouge, Loreleï apprécia grandement la couleur, et si elle devait à cette femme sa posture du moment, quand elle aurait déposé sa dague sur sa gorge bien saillante, elle se servirait, pensant que le rouge lui irait bien…
Sourire mesquin caché derrière sa pierre alors que la femme croyait en son pouvoir tout puissant, laissant la capuche libérer son visage le plus doucement possible. Loreleï jette un regard à Seamus qui ne bouge plus, comme pétrifié par ce qu’il vient de voir…
L’agacement atteins Loreleï, et irritée va pour sortir de derrière la pierre, en longeant le mur, sachant que la femme la certainement vu auparavant quand un bruit, quasiment à ses cotés, se fit entendre.
Sa délectation s’intensifie…
Moqueries intérieurs…
Elle se recule un peu plus, se colle au mur, et se met à le longer tel un loup qui suit sa proie, les mirettes surveillant les deux femmes à apprivoiser…_________________  |
|  | | Cellene Assassin

Nombre de messages: 260 Age: 27 Localisation: Perdue dans ses hantises... ses démons... Etat d'esprit: Hantée... Plus maîtresse de son âme.. Désirs: Comprendre... chercher... Date d'inscription: 28/06/2007
 | Sujet: Re: Devant la grille Mar 9 Sep - 13:00 | |
| Le temps semblait s'être arrêté, elle n'était plus là. Que le corps qui bougeait, que ses yeux qui cherchaient quelque chose, qui bougeaient dans tous les sens. La poupée de chiffon se fit tirée, due se lever. La marionnette suivait son "maître". La main toujours ancrée dans la sienne, elle n'était plus consciente de ses gestes, de ses pas. Elle avait beau lutter pour reprendre place en son corps, rien n'y faisait, rien ne l'aidait à reprendre ses esprits. Ses ombres allaient et venaient devant elle. Cellene ne sentit même pas le Taciturne se baisser et ramasser le mot sur le cadavre du volatile. L'Azurée n'avait même pas vu qu'un oiseau était mort devant ses pieds. Le bruit du vent entre les arbres berçait la poupée de chiffon, sa tête allait et venait de gauche à droite. Elle se sentait insouciante, protégée par Seamus.
Un coup, un geste, une projection, une poussée. Rude, dur. Le corps de Cellene se laissa aller en arrière, Seamus vint juste de la pousser. Elle tomba sur les fesses, sans même se rattrapé, la tête heurta le sol. Allongée sur le dos, les yeux encore grands ouvert, la lumière de l'extérieur l'aveugla. Elle ne put bouger, ne put emettre un mot, un son. Les saphirs de Cellene s'élargirent, ses sourcils se fronça, elle ne bougea plus, sa respiration s'était coupée. Les ombres disparues, l'âme de Cellene reprit sa place dans son esprit. Seul le ciel était à vue de Cellene. Elle se sentit seule, seule et abandonnée. Jusqu'à ce que le son de sa voix lui prouva le contraire. Sa poitrine se souleva d'un coup, l'air repris son activité dans ses poumons, la bouche entre-ouverte, Cellene respira à nouveau, soupira bruyamment. Elle ne bougea que ses yeux, de gauche à droite. Rien, personne en vue. Cette fois elle se tenta à bouger la tête, elle vit Seamus non loin, puis une autre jeune femme en cape rouge. Mais que se passait-il? Depuis quand Cellene était dehors? Seamus semblait paniqué, perdus. Lentement, très lentement, l'Azurée se redressa et glissa une main dans son dos pour attraper sa dague. Elle resta assise et s'approcha très lentement de Seamus. La dague fut sortit, mais resta cachée dans son dos. Les yeux de Cellene jonglèrent entre Seamus et l'inconnue. Aucuns mots furent sortit, ni de la part de Seamus, ni de l'inconnue.
L'Azurée avait reprit ses esprits, la chûte l'avait aider pour le moment à être à nouveau maîtresse d'elle-même. Mais jusqu'à quand? Suffirait d'une phrase, ou d'un mot pour qu'elle replonge dans son délir. Tout était trop fragile à présent, le moindre détail pourrait la faire délirer. En observant la jeune femme, elle serra sa dague avant de couper ce silence pesant.Qui êtes-vous? Que faites-vous ici?Cellene fut surprise par le ton employé, par l'intonation de sa voix qui raisonna dans sa tête comme si c'était la première fois qu'elle parlait. Elle en sursauta presque, sans rien démontrer de l'extérieur, seul peut être ceux qui connaissait son mal, ou la connaissait fortement bien aurait pus le remarqué. Lentement, Cellene se redressa sur ses deux jambes, sans vacillé, comme si elle n'était jamais tombée. Ses yeux fixés sur l'inconnue, ses dents serrées, prête à lui sauter dessus, dague en main toujours cachée dans le dos. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il s'était passé, pourquoi même elle avait été projetée au sol, mais peut être que Seamus le lui expliquerait dès qu'il aurait repris ses esprits à son tour._________________  |
|  | | Izaé Recrue

Nombre de messages: 15 Age: 30 Date d'inscription: 31/08/2008
 | Sujet: Re: Devant la grille Mer 10 Sep - 12:56 | |
| Il approche de la grille, dague à la main, aurait-il perdu son art d'archer avec la flèche qui a tué ma soeur... il est près à la lancer, mais mon manège à l'effet que j'escomptais. Le coin de ma lèvre remonte en un rictus jubilatoire, la ressemblance l'entraine dans des méandres et des questionnements qui le laisse pétrifié sur place, grand bien lui fasse, qu'il se demande comment il est possible qu'elle soit là devant lui, autant de questions que celles que je me suis posée en le voyant l'assassiner de sang froid. Les femmes qui étaient proches de lui commencent à réagir d'une façon ou d'une autre, celle qui était la plus éloignée commence à jouer au serpent en essayant de me filouter, c'est mal me connaître. Mon arc remonte rapidement, aussi vite qu'une de mes flèches est sortie de mon carcois, ma pointe déjà rivée sur la petite près du mur, mais quelque chose semble attirée son attention à l'opposé, pour autant elle continue de me regarder, sans dire un mot je la regarde et secoue lentement la tête en signe de négation, elle comprendra seule que si elle ne me laisse pas, l'acier de ma pointe ira se loger direct entre ses petits yeux.
Un grognement, ma fidèle me prévient de ce que la "remplaçante" d'Iphaé bouge à son tour, mon regard la juge alors qu'elle se relève en m'interpellant, de quel droit, mes bras baissent mon arc tandis que je me tourne pour lui faire face, sans pour autant relacher la pression sur ma corde, ni lacher ma flèche prête à partir au moindre mouvement suspect. Je ne peux nier que c'est une belle femme, mais pas la cheville d'Iphaé, ce chien a du gout, mais aucun scrupule, je le lui ferais payer, sa nouvelle compagne semble avoir un peu de soucis avec la fermeté du sol, ou c'est moi qui divague, toujours est-il qu'elle est debout maintenant, non loin de Seamus, qui reste comme une statut de sei, immobile et fragile. Que faire ? Répondre à cette femme ? Pour quelle raison ? Dire le vrai ? Laisser ce doute dans l'esprit de l'assassin ? Lentement j'avance d'un pas vers cette immense grille, je peux dire la vérité sans pour autant dévoiler qui je suis et laisser cette raclure dans le flou. Oui je vais m'amuser un peu après tout. Qui je suis ? Bonne question... Une partie du passé de Seamus, vite oubliée semble t-il J'ai tellement souvent imitée ma soeur, qu'utiliser sa façon de parler et ses intonations m'est presque naturel, jusqu'au bout je veux qu'il doute, qu'il se demande s'il cauchemarde ou non, la distance joue en ma faveur. Et vous ? A qui dois-je de voir ce passé oublié si facilement ?
Le seul fait de penser à toutes les promesses faites et de le voir là aux cotés de cette femme, si belle soit-elle, me donne l'envie de le tuer, non, de les tuer là sur l'instant, comme deux bêtes malades qu'il faudrait achever, sans aucun état d'âme, sans aucune pitié. Le voir ainsi ne pas réagir, ne pas bouger commence à m'exaspérer, mes bras se redressent bandant mon arc en direction de sa compagne, la visant en retenant cette envie intense de voir le bout de ma flêche dans son front.
Tu va dire quelque chose Seamus où il faut que je la tue comme tu m'as tué ?
Ma colère s'est exprimée sans que je ne puisse la contrôler, ma verve a parlé pour moi, le ton harassé, la vérité dévoilée, lorsqu'il a tué ma moitié, une partie de moi est morte ce jour là. Quelques larmes de colère et de tristesse floutent ma vue, les suivantes bien vite retenues avant que les premières ne roulent sur mes joues, vision troublée, mais cible toujours fixée, la rage me fait hurler.
ALORS !?!?!?!?!
|
|  | | Seamus Assassin

Nombre de messages: 206 Age: 40 Localisation: De plus en plus près...et pourtant... Etat d'esprit: Tortueux Désirs: Comprendre Date d'inscription: 13/03/2007
 | Sujet: Re: Devant la grille Jeu 11 Sep - 13:04 | |
| Les bruits qui parvinrent aux oreilles de Seamus résonnèrent étrangement dans son esprit tourneboulé. Hennissement des chevaux pourtant habitués à la présence de loups. Le fait que ceux présents à la grille soient issus de croisement ne devait rien changer à ca. Il devait y avoir une autre raison, mais le Taciturne était parfaitement incapable d’appréhender au mieux la situation. Tout comme pour le bruit mat qu’il entendit derrière lui, chute probable de son amie qui le laissa pourtant sans réaction. Ecrasé par un poids qu’il n’avait même pas imaginé, jamais pu autant toucher des doigts, celui de sa culpabilité qui ressurgissait là devant lui, ayant repris forme et visage humain, reproche vivant.
Il perçut, dans ce brouillard qui l’environnait, quelques mouvements tant dans son dos que sur le côté, le long du mur. Sensation raffermissante, sentiment d’appartenance, il n’était pas seul face à ses démons, bien que depuis sa rencontre d’avec la Flamboyante, il savait que jamais plus il ne le serait. Et pourtant… Il fut tiré de sa rêverie cauchemardesque par la voix ferme et déterminée de Cellene, qui contrastait étonnement avec l’état qu’il lui avait prêté. De pantin démantibulé elle était redevenue, l’espace d’un instant, celle qu’il avait toujours connue. Transfert d’inaptitudes, c’était lui qui était désormais terrassé. Cette voix parvint à l’arracher de la spirale infernale dans laquelle il tendait à se replonger. Il eut l’impression de rouvrir des yeux qu’il n’avait pourtant clos. Les images qui défilaient à présent étaient fruit de la réalité présente et plus celles du passé, brouillées par toute sorte de sentiments complexes et mélangés.
L’invective de l’Azurée fait se détourner l’attention d’Iphae sur elle. Dans sa lente dégringolade, le Taciturne n’avait même pas vu que le spectre de chair et d’os, car il ne doutait pas de sa réalité, avait mis en joue Lorelei de son arc. Il était bien placé pour savoir que la beauté diaphane était experte dans le maniement de cette arme. Combien de concours n’avait-elle remporté contre lui pendant leur existence forestière. Tout était prétexte à défis et joutes, pour leur plus grand plaisir. Et un jour un carreau d’arbalète dut mettre fin à ce rêve devenu cauchemar. Aujourd’hui la flèche était pointée indirectement sur lui, il sait qu’au moindre doute, à la moindre tentative, la flèche sera décochée, probablement pas sur lui directement. Il se rappela un jour avoir vu Iphae prendre un certain plaisir à faire souffrir un homme. Moment très rare mais intense, la belle ne supportant pas l’injustice, rendant la justice, sa justice à sa manière. C’est ainsi qu’Iphae amorcera sa lente vengeance, en le faisant souffrir par procuration. Il le savait, il le sentait, il le ressentait.
La stature, le maintien, le visage et maintenant la voix. Tout concorde et pourtant un image obsédante refait surface, image qu’il n’était jamais parvenu à effacer, juste la rendre moins présente, mois blessante. Et ce bruit… Il aurait voulu naître sourd plutôt que d’entendre le son mat d’un front fracassé par un trait fulgurant qui se voulait salvateur. Un front haut et lisse qu’il avait tant parcouru de ses lèvres et du bout de ses doigts, réduit en une bouillie infâme de par le trait qu’il avait choisi le plus gros, le plus efficace, le plus dévastateur…
Tel un automate révolté il répéta les mots de la vengeresse improbable
…oublié… …oublié… …oublié… Il hurla à son tour quand elle lui demanda de réagir.JE NE T’AI PAS TUE, JE T’AI SAUVE COMME J’EN AVAIS FAIT SERMENT !!!Sa voix reprit sa coloration sombre et vide.…Mais ce serment tu sembles l’avoir toi aussi oublié… Je ne pouvais les laisser te souiller … … ils étaient trop … …nombreux… …seul… …aucun choix… Pour la première fois de sa vie Seamus adressa un regard éteint, fané à Iphae, elle qui l’avait autrefois illuminé de mille feux. Il ne cherchait pas encore à comprendre s’il y avait imposture ou non : c’était à Iphae qu’il parlait tandis qu’elle visait Celenne.
Il lança sa dague en direction de celle qu’il avait sauvée, plantant la lame dans le sol à quelques pas de celle-ci. Il plongea son regard vide dans le sien, tentant d’y retrouver ce qui l’avait perdu. |
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